Marie-Laure Boivin Dessert mlbd@atelier-artense.fr

photoTrès tôt attirée par le dessin et l’art pictural en général, Marie-Laure BOIVIN-DESSERT a très rapidement souhaité assouvir sa passion en suivant des cours de dessin alors qu’elle était encore au collège à Roanne. Une préparation à l’école des Beaux-Arts à Chalon (71) suivie de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint Etienne (42) ont finalisé l’acquisition des fondamentaux de son art.

Après une formation de décoration intérieure au CNED, Marie-Laure exerce la gravure sur cuivre depuis 18 ans et complète son panel d’artiste en pratiquant la sculpture et l’acrylique. Elle suit actuellement une formation de professeur de sculpture et a trouvé sa voie à travers cette dernière. Sa vie a pris un sens depuis qu’elle ne se consacre plus qu’à cette manière d’expression.

De ses racines bourbonnaises (elle y installe aussi son atelier) évocatrices de forêts et de chasses, l’artiste a dû tirer sa passion pour l’art animalier et plus encore pour l’oiseau et la plume.

La proximité de son atelier avec la ville de Roanne, lui permet de participer tous les ans à la rencontre « Corps et Arts » où pendant 2 journées sont croqués des nus.

‘Le dessin, à mon avis, est la base de toutes créations artistiques, qu’elles soient figuratives ou abstraites. Il demande beaucoup de concentration. La sculpture, art complémentaire du dessin, est également essentielle. En effet, travailler les objets et les êtres en volume permet de ressentir les formes et les mouvements en trois dimensions afin depouvoir mieux les représenter en deux dimensions.

Le dessin: c’est la recherche de lignes, franches ou douces, de tracés, de morphologies et d’aspects que l’étude des modèles vivants permet d’appréhender. C’est aussi l’étude de l’ombre et de la lumière, du vide et du plein, de la couleur et aussi des expressions. Par conséquent, c’est une recherche de soi-même.

De cette quête naissent et émergent nos sentiments, notre sensibilité, voire parfois notre fragilité ou notre force.

Mais le dessin, la gravure, la sculpture ou encore la peinture restent avant tout un plaisir que l’imagination concrétise en histoire.

Je vous souhaite  donc la bienvenue dans mon univers. »

En 2019, l’artiste a obtenu le premier prix de sculpture du préfet de Police de Paris.

Quelques mots sur la gravure :

J’aime assimiler la gravure à la chimie: en effet, chaque manipulation dépend du dosage, du support, des conditions extérieures et ainsi chaque gravure demeure unique. Les techniques diverses et complexes peuvent se mêler et s’ajouter. La finalité  diffère également selon l’impression et  l’essuyage de l’encre. Enfin, la gravure permet d’obtenir des matières qu’aucun autre matériau ne peut proposer.Un seul mot d’ordre lorsque l’on pratique cet art: la patience.

Voici trois techniques de base :

-La pointe sèche qui est une technique directe, il s’agit d’une pointe métallique montée sur un manche avec laquelle l’artiste grave directement sur la plaque de cuivre.

-L’eau forte qui consiste à appliquer un vernis sur la plaque après l’avoir dégraissée. A l’aide de la pointe, le graveur peut ensuite ôter le vernis afin de faire apparaître son dessin. Puis, la plaque est immergée dans un bain d’acide et la morsure attaquera en profondeur les parties dénudées du métal.

-L’aquatinte: c’est un dérivé de l’eau forte qui permet d’obtenir une surface composée de points plutôt que de traits. Des particules de résine sont saupoudrées sur la plaque. Cette fine poussière forme un réseau de petits grains autour desquels l’acide pourra creuser.

Comments are closed.